Une passerelle invite à un changement d'état. Par elle nous embarquons vers des temps nouveaux, c'est-à-dire post-industriels, en un mot « post-modernes ». La planète tout entière s'est, pour la première fois, couverte d'un réseau mondial de communication. Ainsi, de nouvelles relations sont devenues possibles entre les peuples, les civilisations, les cultures. Elles ne servent pas exclusivement l'Occident ; elles promettent aussi, peut-être, un dialogue nouveau, inédit. Passerelles se voudrait l'écho de ce nouveau concert d'échanges entre les cultures. Car en passant de l'une à l'autre, on ne se contente pas d'apprendre l'Autre, de mieux dialoguer avec lui : on s'oblige aussi à modifier son propre regard sur les choses, on découvre que mieux penser, c'est déplacer son regard.
Mais pour cela - pour entrer tranquillement dans ces temps nouveaux - il faut du temps. Une passerelle digne de ce nom est réservée aux seuls piétons qui s'y attardent. Les questions délicates comme celles des cultures, des religions, des migrations, ne souffrent pas les mauvais traitements médiatiques. Cette revue au contraire, se donne la latitude de la réflexion.
Dans ce premier numéro, vous trouverez un dossier sur les relations entre la Lorraine et la Méditerranée. Il aborde entre autres, les rapports historiques et sociologiques qui existent entre ces deux espaces.
Il est utile, au moment où se construisent des alliances européennes, de centrer la réflexion de ce premier dossier, sur l'espace méditerranéen qui constitue aussi, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, notre famille de pensées et de pratiques.
Editée
en Lorraine, cette revue est nourrie de son Histoire : région transfrontalière,
interculturelle, de migrations, la Lorraine est elle-même une passerelle.
Passerelles